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La place d’une couche répulsive de surface dans la lutte intégrée

Le cycle de la lutte intégrée étape par étape, la place de Repeltec dans ce cycle, ce qu’il ne remplace pas, et comment éviter qu’il ne contrarie vos appâts et vos points de surveillance.

La lutte intégrée (IPM) est un cycle, pas un choix de produit. Inspecter et identifier. Évaluer le risque et décider, au regard d’un seuil, si une action est nécessaire. Calfeutrer et corriger l’hygiène d’abord. Surveiller. Traiter uniquement là où les constats l’exigent, avec la méthode la plus ciblée qui convient. Tout consigner. Revoir et ajuster. Repeltec a sa place dans ce cycle. Il n’est pas le cycle.

Quel type de produit. Au sens du règlement biocides (BPR), les insecticides, acaricides et produits de lutte contre les autres arthropodes relèvent du type de produit 18 (TP18) ; les répulsifs et appâts relèvent du type de produit 19 (TP19). Repeltec est un répulsif. Il modifie les déplacements des insectes, pas leur survie : il relève donc de la partie prévention du programme, et non de la réponse à une infestation active.

Où il s’insère. Après l’inspection, une fois les refuges et les voies de passage connus. Après le signalement des points de calfeutrement et d’hygiène. Après le traitement de toute population active. Ensuite, sur les voies de passage entre les refuges et la zone protégée, comme couche de surface traitée entre deux passages.

Ce qu’il ne remplace pas. L’inspection et la surveillance, car ce sont elles qui vous disent si quelque chose fonctionne. Le calfeutrement, car une arête traitée à côté d’un jour ouvert reste un jour ouvert. L’hygiène, car la nourriture et les refuges attirent les insectes. Les appâts et le traitement de choc, car un répulsif déplace les insectes : il ne réduit pas une population.

Tenez-le à distance des appâts et des points de surveillance. Des travaux en laboratoire sur la blatte germanique ont montré qu’un matériau fortement répulsif sur le support autour d’un dépôt d’appât réduisait la consommation d’appât. La même logique vaut pour la surveillance : un répulsif à côté d’un piège collant ou d’un intercepteur réduit les captures et donne une tendance plus favorable que la réalité du site. Gardez une marge libre autour de chaque point d’appât et de surveillance, reportez les zones traitées sur le plan de site, et ne traitez jamais les dispositifs eux-mêmes.

Lire la surveillance ensuite. Lorsqu’une zone est traitée, notez au rapport d’intervention les points de surveillance qui en sont proches. Une baisse des captures près d’une arête traitée renseigne sur cette arête, elle ne prouve pas que le site est sain ; contrôlez les points de surveillance plus loin sur la voie de passage avant de conclure.

Gestion des résistances. La lutte intégrée réserve la chimie aux situations qui l’exigent et évite de dépendre d’un seul mode d’action. Une couche répulsive est un outil d’une autre nature qu’un insecticide rémanent et ne le remplace pas. Tout propos tenu à un client sur la résistance nécessite au préalable une validation réglementaire.

Audits et documentation. Les référentiels BRCGS et IFS attendent un programme fondé sur les risques : un périmètre de prestation défini ou une équipe interne formée, un plan de site, une fréquence d’inspection fixée par l’analyse de risques, une analyse de tendance et un audit approfondi au moins une fois par an. Ajoutez Repeltec au périmètre de prestation et au plan de site avant la première application, et consignez chaque application au rapport d’intervention avec la zone, le produit, le lot, la quantité, l’applicateur et l’heure de réintégration. Un traitement absent du dossier n’a pas eu lieu.

Utilisez les biocides avec précaution. Avant toute utilisation, lisez l'étiquette et les informations concernant le produit.