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Repeltec, une couche dans un programme de lutte antiparasitaire

La place d’une couche répulsive de surface dans un programme de lutte intégrée (IPM) : après l’inspection et le calfeutrement, en complément de la surveillance et de l’appâtage, jamais à leur place. Ce qu’il faut traiter, ce qu’il faut laisser libre et ce qui figure au rapport d’intervention.

Formulation provisoire, en attente de validation réglementaire.

Dessin au trait : un professionnel ganté pulvérise le long d'une plinthe avec un pulvérisateur à pression, des insectes au sol et un porte-bloc

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Champ d'application

Repeltec est un répulsif (type de produit 19 au sens du règlement biocides, BPR), pas un insecticide (type de produit 18). Dans un programme de lutte intégrée, il se place dans la partie prévention et protection du cycle : une fois que l’inspection a localisé les refuges et les voies de passage, une fois que les points de calfeutrement et d’hygiène ont été signalés au client, et une fois qu’une population active a été réduite avec les méthodes que vous utilisez déjà.

Son rôle : la surface traitée entre deux passages. Il ne remplace ni l’inspection, ni la surveillance, ni le calfeutrement, ni l’hygiène, ni l’appâtage, ni le traitement de choc. Ce n’est pas une première réponse à une infestation active.

Où l’appliquer : sur les voies de passage entre les refuges et la zone à protéger. Fissures et interstices, plinthes et jonctions sol-mur, cheminements de canalisations et traversées de réseaux, arrières et dessous des équipements fixes, encadrements de portes et de fenêtres, seuils et autres points d’entrée, dans les environnements couverts par l’étiquette.

Où ne pas l’appliquer : postes d’appâtage, placements de gel appât et surfaces sur lesquelles ils reposent ; dispositifs de surveillance, intercepteurs, pièges à phéromones et désinsectiseurs UV ; denrées alimentaires et surfaces en contact avec les denrées ; composants électriques sous tension ; canalisations d’évacuation. Un répulsif sur le support autour d’un point d’appât peut réduire la consommation d’appât. Autour d’un point de surveillance, il peut réduire les captures et masquer une tendance.

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Préparation

Inspectez et identifiez d’abord. Confirmez l’espèce, ses refuges et ses déplacements, puis décidez au regard du seuil du site si une action est nécessaire. Une couche de surface appliquée sur les mauvaises arêtes, c’est du produit sur un mur.

Signalez par écrit les points de calfeutrement et d’hygiène avant de traiter : jours autour des canalisations, joints endommagés, bas de porte à brosse, résidus alimentaires, encombrement. Repeltec sur un point d’entrée non calfeutré travaille contre le bâtiment.

Positionnez les zones traitées par rapport au plan d’appâtage et de surveillance, et gardez une marge libre autour de chaque point d’appât et de chaque point de surveillance. Validez les zones avec le responsable désigné du client.

Nettoyez les surfaces et laissez-les sécher : le revêtement adhère à la surface, pas à la poussière ni à la graisse. N’appliquez pas sur un traitement rémanent encore humide : laissez sécher les applications précédentes et suivez leur étiquette pour l’ordre d’intervention. Faites un essai sur une petite zone pour toute surface hors de la liste testée. Portez les EPI indiqués dans la fiche de données de sécurité (FDS) et aérez.

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Application

Pulvérisateur à pression préalable pour la plupart des sites, avec les réglages de l’article Matériel et application de cette bibliothèque ; chiffon microfibre pour les encadrements, charnières et supports. Une couche fine et régulière le long du cheminement cartographié, avec des passages qui se chevauchent légèrement pour ne laisser aucun manque.

Traitez les fissures et interstices avec méthode : le liquide aqueux pénètre dans la fente, et c’est là que le traitement agit. Arrêtez-vous avant les points d’appât et de surveillance. Ne saturez pas : une flaque sur le sol d’un client, c’est un retour en intervention.

Surfaces de la liste testée : carreaux de céramique, verre, plexiglas, fer galvanisé, stratifié, ciment brut (non peint), contreplaqué, moquette, coton, mélanges de coton et polyester. Toute autre surface (inox, plâtre peint, vinyle, sols en résine, bois vernis ou scellé) fait l’objet d’un essai sur une petite zone et est notée au rapport comme hors liste testée.

Punaises de lit : en cas d’infestation active, traitez d’abord la pièce source avec votre propre méthode. Repeltec s’applique sur les voies de passage communes des pièces voisines (encadrements de portes, plinthes des murs mitoyens, traversées de gaines et de canalisations) et dans les pièces sans activité constatée, en maintenant les intercepteurs et les inspections.

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Séchage et réintégration

La zone est remise à disposition lorsque les surfaces traitées sont sèches, selon l’étiquette. Donnez au client une heure de réintégration écrite plutôt qu’orale, et inscrivez-la au rapport d’intervention. Aérez pendant le séchage.

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Renouvellement

Réappliquez à l’intervalle indiqué sur l’étiquette. Plus tôt lorsque le client nettoie à l’eau les arêtes traitées, sur les seuils très fréquentés et après tout nettoyage en profondeur ou toute rénovation.

Laissez les données de surveillance fixer le rythme. Sur un contrat régulier, revoyez les zones traitées à chaque passage : retraitez là où le relevé ou une surface usée l’indique, étendez la zone là où les points de surveillance montrent une nouvelle activité à proximité, et supprimez les zones où le risque a disparu. La réapplication suit le programme. Ce n’est pas une tournée de pulvérisation fixe.

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Traçabilité

Au rapport d’intervention : date et heure ; site, secteur et zones traitées, par nom ou par référence au plan ; nuisible ciblé et motif (préventif, ou suite à un constat, avec la référence du point de surveillance ou du relevé) ; surfaces traitées et mètres linéaires ou surface approximatifs ; produit, numéro de lot et quantité utilisée ; matériel ; nom de l’applicateur ; heure de réintégration donnée et à qui ; points d’appât et de surveillance proches des zones traitées ; recommandations de calfeutrement et d’hygiène, avec leur responsable ; date de la prochaine revue.

Classez-le dans le dossier de lutte antiparasitaire du site, à côté des résultats de surveillance et du plan de site, pour qu’un auditeur le trouve là où il regarde déjà. Reportez les zones traitées sur le plan des postes, en plus des points d’appât et de surveillance. FDS et étiquette avec le stock du véhicule et dans le dossier du site.

À ne pas dire

Ce qu'il ne faut pas affirmer au client final

Ne dites pas au client que le produit tue les insectes, élimine une infestation ou maintient un site exempt de nuisibles. Il ne fait rien de tout cela, et le technicien qui affirme le contraire crée la réclamation qui vous reviendra.

Ne le présentez pas comme une solution autonome, et ne vous en servez pas pour justifier moins de passages, moins de points de surveillance ou moins de calfeutrement que ce que prévoit l’analyse de risques.

Ne le décrivez pas comme non toxique ou inoffensif, et ne faites aucune allégation sur la résistance, les maladies ou la santé publique sans validation réglementaire.

Dites ce qu’il est : un traitement de surface répulsif appliqué sur les voies de passage après l’inspection et le calfeutrement, en complément de la surveillance et de l’appâtage, consigné à chaque rapport d’intervention.

Utilisez les biocides avec précaution. Avant toute utilisation, lisez l'étiquette et les informations concernant le produit.